will prosper

Ma décision de détruire l’autorité des Noirs à Saint-Domingue est non pas tant fondée sur des considérations de commerces et d’argent que sur la nécessité de bloquer à jamais la marche des Noirs —

 Napoléon Bonaparte

Contenu reposté de Walter Innocent Jr

Si vous aviez besoin de preuves pour voir à quel point les paroles de Napoléon Bonaparte, qui craignait l’ascension des Noirs, sont encore d’actualité, ne cherchez pas plus loin que la campagne de salissage dont fait l’objet Will Prosper, candidat à la mairie de Montréal-Nord.

Un bon nombre de personnes noires, arabes et autres, qui évoluent dans le milieu de la santé et dans le secteur privé, se reconnaîtront dans ce texte. Elles font souvent face à un groupe de gens qui les empêchent de se hisser au sommet de leur profession.

La collusion entre Coderre, Black et le Journal de Montréal

Alors que le documentariste Will Prosper se préoccupe du présent et de l’avenir de l’arrondissement de Montréal-Nord, Denis Coderre, Christine Black et le Journal de Montréal ont uni leur force pour retourner dans le passé.

Un passé lointain. Un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

Ce trio de l’heure a exploré minutieusement le séjour de Will Prosper dans la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) afin de trouver des failles qui nuiraient à l’atteinte de ses buts politiques

Ces gens-là n’hésitent pas à parler le créole, manger le riz collé et danser le kompa, tout en rappelant aux Haïtiens d’aimer ceux qui les aiment (renmen moun ki renmenw), mais au fond d’eux-mêmes, ils n’acceptent pas que des Noirs arrivent à leur niveau ou les dépassent.

Will prosper
Le candidat à la mairie de Montréal-Nord Will Prosper

Et quelle a été sa découverte ?

Un jeune gendarme qui, pour sortir de sa solitude et de la platitude de la GRC au Manitoba, a consulté les ordinateurs du Centre d’information de la police canadienne afin de se renseigner sur ce qui se passait dans sa ville natale.

En conférence de presse jeudi, Prosper a admis ses torts et a précisé qu’aucune information de la police n’a été divulguée à qui que ce soit.

Je le crois.

Toutefois, il est paradoxal de constater que la commission Gomery, chargée de faire la lumière sur le scandale des commandites au début des années 2000 ait été exclue de l’itinéraire de ce voyage dans le temps, mais bon, peut-être qu’un de ces jours, M. Coderre nous en dira plus sur les turpitudes de ses anciens compagnons d’armes.

Pourquoi autant d’acharnement sur Will Prosper depuis qu’il a annoncé sa candidature à la mairie de Montréal-Nord ?

La pensée napoléonienne

Personnellement, je connais des personnes blanches qui ne s’opposent pas au rayonnement de la communauté noire dans la société québécoise ; cependant, d’autres sont habitées par la pensée napoléonienne, à savoir bloquer la marche des Noirs vers les sommets.

Ces gens-là n’hésiteront pas à parler le créole, manger le riz collé et danser le kompa, tout en rappelant aux Haïtiens d’« aimer ceux qui les aiment » (renmen moun ki renmenw), mais au fond d’eux-mêmes, ils savent qu’ils n’acceptent pas que des Noirs atteignent leur niveau ou les dépassent.

Pendant ce temps, Maripier, malgré des allégations d’inconduite sexuelle et de racisme qui ont été formulées à son endroit, est acclamée et chouchoutée par les médias.

Comme mentionné dans mon dernier article, qui traitait de la jalousie et du racisme de certains citoyens de Repentigny, un groupe de gens préfèrent voir le Noir à travers les images négatives et pitoyables de LCN et du Journal de Montréal, plutôt que de savoir que celui-ci risque de devenir maire d’un arrondissement ou député d’un comté.

Vous souvenez-vous du tollé qu’a provoqué la nomination de Michaëlle Jean au poste de Gouverneur général du Canada, en 2005 ?

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L’écrivain Dany Laferrière, qui s’est porté à la défense de Mme Jean, a dû invoquer l’Émeute Maurice Richard, qui s’est déroulée le 17 mars 1955, pour calmer les ardeurs des souverainistes qui étaient furieux de voir une femme noire accéder au plus haut poste du gouvernement canadien.

Chacune des actions de la gouverneure générale a été méticuleusement décortiquée et scrutée, ce qui renforce la notion que « lorsqu’on est Noir, on doit travailler trois ou quatre fois plus fort que les Blancs pour réussir dans la vie ».

Or, ce concept honteux de notre société, Doudou Boicel, le réel fondateur du Festival de jazz à Montréal, l’a appliqué à la lettre, mais s’est buté aux obstacles systémiques du Québec.

Lors des débuts modestes de son festival, en 1978, tout allait bien, mais lorsque le Guyanais a commencé à attirer des musiciens de renommée internationale tels que Ray CharlesNina Simone, Sarah Vaughan et Dizzy Gillespie, on refusait de lui louer les salles de spectacle de la place des Arts.

Will Prosper est l’homme de la situation

Il était devenu le Noir qui prenait trop de place, qui contrôlerait la scène musicale québécoise, une situation qui ne plaisait pas aux promoteurs blancs.

L’affaire Will Prosper : quand l’ascension professionnelle d’un Noir dérange | J'annonce au Canada
Doudou Boicel, le fondateur du festival de Jazz à Montréal et Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale du Canada

La liste des personnes de la communauté noire qui ont été lynchées pour leur niveau d’excellence élevé est longue : on a qu’à penser à la lectrice de nouvelles Melissa François, qui a été indûment retirée des ondes par TVA, en décembre 2011, et à Carla Beauvais, qui a été la cible de propos haineux par des chroniqueurs du Journal de Montréal en raison de ses démarches militantes, durant l’été 2020.

Pendant ce temps, Maripier Morin, malgré des allégations d’inconduite sexuelle et de racisme qui ont été formulées à son endroit, est acclamée et chouchoutée par les médias.

Pour revenir à Will Prosper, il est évident que l’amour qui existe entre Montréal-Nord et lui a développé la jalousie et la haine au sein de l’équipe de Denis Coderre.

Les Nord-Montréalais, cette belle population composée d’Italiens, d’Arabes, d’Haïtiens, d’Africains et de Gens du Pays (Québécois de souche) ne doivent pas être pris en otage par des politicailleurs.

Autrement dit, un changement s’impose à la mairie de l’arrondissement de Montréal-Nord, et Will Prosper incarne ce changement.

En fait, il est l’homme de la situation.

Il comprend parfaitement les enjeux auxquels les citoyens de Montréal-Nord font face, et il a toujours été présent dans le milieu communautaire et se préoccupe de la vie des aînés, des personnes discriminées, des travailleurs, bref, il est à l’écoute des Nord-Montréalais, qu’ils soient Blancs ou Noirs.

Que l’on vote massivement pour lui.

Pour conclure, je vous invite à consulter le lien qui apparaît à la fin du texte pour financer la campagne de Will Prosper. Comme l’a si bien dit le président de Projet Montréal, le soutien financier est aussi important que le soutien moral.

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